Charles BAUDELAIRE (1821-1867) Recueil : Les épaves Charles BAUDELAIRE (1821-1867) Le coucher du soleil romantique Que le soleil est beau quand tout frais il se lève, Comme une explosion nous lançant son bonjour ! - Bienheureux celui-là qui peut avec...
Belle Loire – (sonnet) francoiseseylac Belle Loire, muse des poètes rêveurs, De ta longue chevelure vert amandine, S’écoule en songe argenté, ta langueur divine Qui va loin vers l’océan et ses profondeurs. Tes méandres cachent des tourbillons rageurs,...
Le jardin mouillé La croisée est ouverte; il pleut Comme minutieusement, À petit bruit et peu à peu, Sur le jardin frais et dormant. Feuille à feuille, la pluie éveille L'arbre poudreux qu'elle verdit; Au mur, on dirait que la treille S'étire d'un geste...
NUIT SEREINE Le soleil se consume sur l’horizon jaunâtre, rejetant pour un temps la nuit de velours noir. Un vol de sansonnets, en rondes infernales, dessine sur le ciel des arabesques folles. Hallucinant ballet, errance vaine, à contre jour. Le crépuscule...
EMBARQUER LOIN… Mes blessures du cœur suppurent et me font peur J’ai mon âme envolée…en état de torpeur Qui me laisse sans voix, tellement fatiguée Honteuse et délabrée par ces mots harangués. Je voudrais m’endormir, faire un rêve lointain Où je naviguerais...
Sur les toits la grêle crépite. Il neige, il pleut, en même temps : Premières larmes du printemps, Derniers pleurs de l’hiver en fuite. Parmi les longs cris qu’en son vol La première corneille jette, J’entends une note inquiète ; Est-ce la voix du rossignol...
Mars Adieu les jours sereins, et les nuits étoilées ! La neige à flocons lourds s'amoncelle à foison Au penchant des coteaux, dans le fond des vallées C'est le dernier effort de la rude saison. C'est le mois ennuyeux, le mois des giboulées ; Des frimas...
Il faut que le poète... Il faut que le poète, épris d'ombre et d'azur, Esprit doux et splendide, au rayonnement pur, Qui marche devant tous, éclairant ceux qui doutent, Chanteur mystérieux qu'en tressaillant écoutent Les femmes, les songeurs, les sages,...
Toi dont la voix est une musique, pourquoi écoutes-tu si mélancoliquement la musique ? Ce qui est doux ne heurte pas ce qui est doux ; la joie se plaît à la joie. Pourquoi aimes-tu ce que tu goûtes ainsi sans gaîté, ou du moins goûtes-tu avec plaisir...
La rose Imitation de Walter-Scott Aux derniers feux du jour, solitaire et pensive, J'errais sur le rivage, et mon oeil incertain Suivait au loin, des flots la course fugitive, Image du destin. Entre mes doigts distraits une rose pressée S'échappe, et...
La coccinelle Le petit surnom de la coccinelle est “bête à bon dieu”, parce qu’elle serait un messager Divin; elle prédirait le temps (si elle ne s’envole pas de votre main c’est signe de mauvais temps à venir), elle porterait bonheur et en plus elle...
Je méditais; soudain le jardin se révèle Et frappe d'un seul jet mon ardente prunelle. Je le regarde avec un plaisir éclaté; Rire, fraîcheur, candeur, idylle de l'été! Tout m'émeut, tout me plaît, une extase me noie, J'avance et je m'arrête; il semble...
Charles BAUDELAIRE (1821-1867) Recueil : Les fleurs du mal Élévation Au-dessus des étangs, au-dessus des vallées, Des montagnes, des bois, des nuages, des mers, Par delà le soleil, par delà les ésthers, Par delà les confins des sphères étoilées, Mon esprit,...
La Harpe du printemps A. Van Hasselt - Les Études rhythmiques (1876) La harpe du printemps résonne dans les cieux. Le chant de gais oiseaux remplit les airs joyeux, Et l'ombre entend jaser l'écho du bois sonore. Avril depuis longtemps sourit aux arbres...
Titre : Giboulée Poète : Nérée Beauchemin (1850-1931) Recueil : Les floraisons matutinales (1897). De grands brouillards couleur de suie, Chassés par un vent sans pareil, Passent à plein vol : neige et pluie Tombent, brillantes de soleil. Sur les toits,...
La Chanson du feuillage Gabriel Monavon — La Muse des familles (1857) Je suis la riante couronne, Le voile frais et parfumé Dont le front des bois s’environne Aux rayons du soleil de mai. Je suis la verte chevelure Qui, sur les branchages mouvants, Se...
Victor HUGO (1802-1885) (Recueil : Toute la lyre) Printemps Voici donc les longs jours, lumière, amour, délire ! Voici le printemps ! mars, avril au doux sourire, Mai fleuri, juin brûlant, tous les beaux mois amis ! Les peupliers, au bord des fleuves...
Comme un diable au fond de sa boîte, le bourgeon s'est tenu caché... mais dans sa prison trop étroite il baille et voudrait respirer. Il entend des chants, des bruits d'ailes, il a soif de grand jour et d'air... il voudrait savoir les nouvelles, il fait...
Le principal usage du tablier de grand'mère était de protéger la robe en dessous , mais en plus de cela , il servait de gant pour retirer une poêle brûlante du fourneau ; il était merveilleux pour essuyer les larmes des enfants , et à certaines occasions...
Une petite maison C'est une petite maison toute ordinaire, Elle n'est pas un château, mais celle de ma vie ! Elle est bien plus belle, dans mon imaginaire, Et j'en suis le Prince, du haut de son parvis. Quand je l'ai rencontrée, tout au bout du chemin,...
Février Aux pans du ciel l'hiver drape un nouveau décor; Au firmament l'azur de tons roses s'allume Sur nos trottoirs un vent plus doux enfle la plume Des petits moineaux gris qu'on y retrouve encore. Maint coup sec retentit dans la forêt qui dort Et,...
«IL» Le voilà ce moment tellement redouté Où il sourit à une autre femme que toi, Ce sourire charmeur mit ton cœur en émoi Et te fit supporter des années sabotées. Il a dans le regard la douceur de l’amour, Quand il joue le gentil il est si séducteur,...
Tout est lumière, tout est joie. L’araignée au pied diligent Attache aux tulipes de soie Ses rondes dentelles d’argent. La frissonnante libellule Mire les globes de ses yeux Dans l’étang splendide où pullule Tout un monde mystérieux. La rose semble, rajeunie,...
Poète : Albert Samain (1858-1900) Recueil : Au jardin de l'infante (1893). Ton Souvenir est comme un livre bien aimé, Qu'on lit sans cesse, et qui jamais n'est refermé, Un livre où l'on vit mieux sa vie, et qui vous hante D'un rêve nostalgique, où l'âme...
Le roi boit ! La galette des rois au XIXe siècle Publié par Coline Arnaud le 9 janvier 2016 dans Collections Entre deux dégustations de frangipane, découvrez comment écrivains et caricaturistes du XIXe siècle s’approprient les symboles de cet innocent...