Impossible de laisser passer un mois de décembre sans consacrer le temps nécessaire à la fabrication des springerles. Avant qu'Annie ne nous initie à ces délicats gâteaux alsaciens (merci, copine Annie ;-), je n'en connaissais que les beaux moules dont...
Paradis perdu pour Grete Knudsen Les branches s'écartaient pour nous laisser passage en retenant délicatement nos cheveux et nous proposaient des cerises dont le jus coulait sur nos joues C'était il y a si longtemps à peine si je me souviens il a fallu...
Impossible de laisser passer un mois de décembre sans consacrer le temps nécessaire à la fabrication des springerles. Avant qu'Annie ne nous initie à ces délicats gâteaux alsaciens (merci, copine Annie ;-), je n'en connaissais que les beaux moules dont...
Paradis perdu pour Grete Knudsen Les branches s'écartaient pour nous laisser passage en retenant délicatement nos cheveux et nous proposaient des cerises dont le jus coulait sur nos joues C'était il y a si longtemps à peine si je me souviens il a fallu...
Georges RODENBACH (1855-1898) Recueil : Le miroir du ciel natal La lampe dans la chambre ... La lampe dans la chambre est une rose blanche Qui s'ouvre tout à coup au jardin gris du soir ; Son reflet au plafond dilate un halo noir Et c'est assez pour croire...
Georges RODENBACH (1855-1898) Toute une vie en nous, non visible, circule Toute une vie en nous, non visible, circule Et s'enchevêtre en longs remous intermittents ; Notre âme en est variable comme le temps ; Tantôt il y fait jour et tantôt crépuscule,...
À une robe rose. Émaux et Camées (1852). À une robe rose. Que tu me plais dans cette robe Qui te déshabille si bien, Faisant jaillir ta gorge en globe, Montrant tout nu ton bras païen ! Frêle comme une aile d'abeille, Frais comme un coeur de rose-thé,...
Gentils oiseaux, venez à ma fenêtre, Ce blanc duvet est pour vos petits nids ; Je sens aussi que le printemps va naître, Mon cœur ému s'épanche au sein des nuits. Les fleurs déjà dégagent leurs corolles, Leur corset vert ne craint plus les autans ; Voici...
Un coucher de soleil, en Bretagne (José M. de Hérédia) Un coucher de soleil sur la côte bretonne Les ajoncs éclatants, parure du granit, Dorent l'âpre sommet que le couchant allume. Au loin, brillante encore par sa barre d'écume, La mer sans fin, commence...
Le muguet Cloches naïves du muguet, Carillonnez ! car voici Mai ! Sous une averse de lumière, Les arbres chantent au verger, Et les graines du potager Sortent en riant de la terre. Carillonnez ! car voici Mai ! Cloches naïves du muguet ! Les yeux brillants,...
Le coin du feu Suis-je seul ? je me plais encore au coin du feu. De nourrir mon brasier mes mains se font un jeu ; J’agace mes tisons ; mon adroit artifice Reconstruit de mon feu le savant édifice. J’éloigne, je rapproche, et du hêtre brûlant Je corrige...
Mon bel été est presque terminé Quand je vois septembre arriver Quand les fleurs vont se dessécher Ou que les feuilles seront coloriées Au fond je le sais, il faut être réaliste Mais je me permets d’être un peu triste L’été depuis toujours, est ma saison...
Ah ! vous dirais-je Maman A quoi nous passons le temps Avec mon cousin Eugène ? Sachez que ce phénomène Nous a inventé un jeu Auquel nous jouons tous les deux. Il m'emmène dans le bois Et me dit: "déshabille-toi " . Quand je suis nue tout entière, Il...
De l'amandier tige fleurie, Symbole, hélas! de la beauté, Comme toi, la fleur de la vie Fleurit et tombe avant l'été. Qu'on la néglige ou qu'on la cueille, De nos fronts, des mains de l'Amour, Elle s'échappe feuille à feuille, Comme nos plaisirs jour...
Le temps n’a point pâli ta souveraine image Charles GUÉRIN Recueil : "L'homme intérieur" Le temps n’a point pâli ta souveraine image : Telle qu’un jour d’été, jadis, tu m’apparus, Debout, battant du linge au bord d’un sarcophage, Je te revois, fille aux...
Charles VAN LERBERGHE (1861-1907) Recueil : La chanson d'Eve Dans un parfum de roses blanches Dans un parfum de roses blanches Elle est assise et songe ; Et l'ombre est belle comme s'il s'y mirait un ange. Le soir descend, le bosquet dort ; Entre ses...
L'hirondelle. Ô petite hirondelle Qui bats de l'aile, Et viens contre mon mur, Comme abri sûr, Bâtir d'un bec agile Un nid fragile, Dis-moi, pour vivre ainsi Sans nul souci, Comment fait l'hirondelle Qui bat de l'aile ? Moi, sous le même toit, je trouve...
Quand la nuit verse sa tristesse au firmament, Et que, pâle au balcon, de ton calme visage Le signe essentiel hors du temps se dégage, Ce qui t’adore en moi s’émeut profondément. C’est l’heure de pensée où s’allument les lampes. La ville, où peu à peu...
De quel droit mettez-vous des oiseaux dans des cages ? De quel droit ôtez-vous ces chanteurs aux bocages, Aux sources, à l'aurore, à la nuée, aux vents ? De quel droit volez-vous la vie à ces vivants ? Homme, crois-tu que Dieu, ce père, fasse naître L'aile...
Une sorte de verve étrange, point muette, Point sourde, éclate et fait du printemps un poëte; Tout parle et tout écoute et tout aime à la fois; Et l'antre est une bouche et la source une voix; L'oiseau regarde ému l'oiselle intimidée, Et dit: Si je faisais...
Ce matin faisant le ménage Avec la fenêtre pour horizon, J'ai aperçu ton brun plumage Passer tout près de la maison. Rouge-gorge si familier, Mais jusqu'où vas-tu aller ? Quand je suis dans le jardin, Je sais que tu n'es pas loin, Ton plastron rouge te...
L'origine de la saint Valentin L'origine de cette fête demeure un mystère, comme l'amour ! le 14 février, c'est la saint Valentin, comme chaque jour du calendrier catholique, on fête un saint. Et les saints sont toujours patrons de quelque chose. Patron...
Marie-Bleue. Poète : François Coppée (1842-1908) Recueil : Sonnets intimes et poèmes inédits (1911). En vain je cherche un mot charmant qui vous désigne, Un mot qui réunisse en sa simplicité Votre blanche jeunesse et votre pureté ; Aucun ne me contente...
Alfred de MUSSET (1810-1857) A une fleur Que me veux-tu, chère fleurette, Aimable et charmant souvenir ? Demi-morte et demi-coquette, Jusqu'à moi qui te fait venir ? Sous ce cachet enveloppée, Tu viens de faire un long chemin. Qu'as-tu vu ? que t'a dit...
MAMAN ALZHEIMER C’est bien sur le silence de la mémoire Qui nous plonge dans un trou noir Car hélas on s’éloigne de plus en plus De ceux qu’on aime, on se sent perdu C’est notre vie qui s’efface Et l’on tombe dans l’oubli Mais parfois on refait surface...