Marce line DESBORDES-VALMORE (1786-1859) Recueil : Elégies Fleur d'enfance L'haleine d'une fleur sauvage,En passant tout près de mon coeur,Vient de m'emporter au rivage,Où naguère aussi j'étais fleur :Comme au fond d'un prisme où tout change,Où tout se...
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La glycine est fanée et morte est l’aubépine ;Mais voici la saison de la bruyère en fleurEt par ce soir si calme et doux, le vent frôleurT’apporte les parfums de la pauvre Campine. Aime et respire-les, en songeant à son sortSa terre est nue et rêche et...
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La fleur renvoyée Adieu, douce pensée, Image du plaisir ! Mon âme est trop blessée, Tu ne peux la guérir. L'espérance légère De mon bonheur Fut douce et passagère, Comme ta fleur. Rien ne me fait envie, Je ne veux plus te voir. Je n'aime plus la vie,...
Lire la suiteMon ami, quels ennuis vous donnent de l'humeur ? Le vivre vous chagrine et le mourir vous fâche. Pourtant, vous n'aurez point au monde d'autre tâche Que d'être objet qui vit, qui jouit et qui meurt. Mon âme, aimez la vie, auguste, âpre ou facile, Aimez...
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Un pauvre petit grillonCaché dans l'herbe fleurie,Regardait un papillonVoltigeant dans la prairie.L'insecte ailé brillait des plus vives couleurs ;L'azur, la pourpre et l'or éclataient sur ses ailes ;Jeune, beau, petit-maître, il court de fleurs en fleurs,Prenant...
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Rire ou pleurer, mais que le coeur Soit plein de parfums comme un vase, Et contienne jusqu'à l'extase La force vive ou la langueur. Avoir la douleur ou la joie, Pourvu que le coeur soit profond Comme un arbre où des ailes font Trembler le feuillage qui...
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Recueil : Poème de l'amour (1924) Si je n'aimais que toi en toi Je guérirais de ton visage, Je guérirais bien de ta voix Qui m'émeut comme lorsqu'on voit, Dans le nocturne paysage, La lune énigmatique et sage, Qui nous étonne chaque fois. — Si c'était...
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Recueil : Poème de l'amour (1924) Aimer, c'est de ne mentir plus. Nulle ruse, n'est nécessaire Quand le bras chaleureux enserre Le corps fuyant qui nous a plu. Crois à ma voix qui rêve et chante Et qui construit ton paradis. Saurais-tu que je suis méchante...
Lire la suiteLes mots sans qu'on les craigne ont d'effrayants pouvoirs, Ils sont les bâtisseurs hasardeux des pensées, L'âme la plus puissante est parfois dépassée Par ces rêves actifs que l'on voit se mouvoir. — Laissons se balancer dans leur ombre décente L'excessive...
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Je ne t'aime pas pour que ton esprit Puisse être autrement que tu ne peux être Ton songe distrait jamais ne pénètre Mon cœur anxieux, dolent et surpris. Ne t'inquiète pas de mon hébétude, De ces chocs profonds, de ma demi-mort ; J'ai nourri mes yeux de...
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