Khalil Gibran Et une femme qui portait un enfant dans les bras dit, Parlez-nous des Enfants. Et il dit : Vos enfants ne sont pas vos enfants. Ils sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à elle-même, Ils viennent à travers vous mais non de vous....
Blotti comme un oiseau frileux au fond du nid, Les yeux sur ton profil, je songe à l’infini... Immobile sur les coussins brodés, j’évoque L’enchantement ancien, la radieuse époque, Et les rêves au ciel de tes yeux verts baignés ! Et je revis, parmi les...
Souvent sur la montagne, à l'ombre du vieux chêne, Au coucher du soleil, tristement je m'assieds ; Je promène au hasard mes regards sur la plaine, Dont le tableau changeant se déroule à mes pieds. Ici gronde le fleuve aux vagues écumantes ; Il serpente,...
Ce doux hiver qui égale ses jours A un printemps, tant il est aimable, Bien qu’il soit beau, ne m’est pas agréable, J’en crains la queue, et le succès toujours. J’ai bien appris que les chaudes amours, Qui au premier vous servent une table Pleine de sucre...
Il est d’étranges soirs, où les fleurs ont une âme, Où dans l’air énervé flotte du repentir, Où sur la vague lente et lourde d’un soupir Le cœur le plus secret aux lèvres vient mourir. Il est d’étranges soirs, où les fleurs ont une âme, Et, ces soirs-là,...
Durant l'inclémence des Cieux, Malgré la saison la plus dure, Nous voyons regner en ces lieux. L'unique Fleur dans la froidure. Cette Plante que je figure, Malgré des vents pernicieux Les efforts les plus furieux, S'éclost, & paroist toute pure. Quoy...
Elle avait une robe où fleurissait, candide La pivoine en bouquets, et je riais alors De la voir si jolie. Ma main étreint le vide Aujourd’hui, et mes yeux la cherchent au-dehors Mais ils ne trouvent plus sa démarche légère Qui faisait s’envoler les papillons...
Souple comme une liane Elle grimpe, vivace Et sensuelle femme Aux pergolas s'enlace. Elle épouse amoureuse Chacun de ses tuteurs Et bien voluptueuse Se tord aux chaudes heures. A mes yeux, dans mon cœur Elle fait le printemps Quand je la vois en fleurs...
Un jardin sous mes mots Roses, jasmins, iris, lilas, volubilis, Cerisiers du Japon et jeunes arbousiers, Colorant le matin de leurs chants printaniers Adornent mon jardin de vivants ex libris. Abeilles et frelons s’y disputant les lys, Piétinent les pistils...
Le petit clown blanc de la lune Le petit clown blanc de la lune Joue du violon, bat du tambour, Jongle avec des noyaux de prunes, Des diamants, des pommes d’amour, Dans la douce nuit de velours. Le petit clown blanc de la lune Se balance au ciel en rêvant...
La Vie Après La Vie Bonjour! Pour ce premier article je vais vous parler de la lecture qui a changé ma façon de voir la vie et qui a fait en sorte que je m'intéresse à tous les sujets qui vont suivre dans ce blog . « L a Vie Apres La Vie » écrit par le...
La voix dans la nuit Un modeste bouquet, violettes de Parme, Un hommage au silence après Monteverdi. Le chant s’est arrêté, mais l’écho le redit : Une offrande, un soupir, le bouquet de nos larmes. Que revienne le chant dans le fracas des armes, Les jurons...
Le soir, au coin du feu, j'ai pensé bien des fois À la mort d'un oiseau, quelque part, dans les bois. Pendant les tristes jours de l'hiver monotone, Les pauvres nids déserts, les nids qu'on abandonne, Se balancent au vent sur un ciel gris de fer. Oh !...
Le firmament est plein de la vaste clarté ; Tout est joie, innocence, espoir, bonheur, bonté. Le beau lac brille au fond du vallon qui le mure ; Le champ sera fécond, la vigne sera mûre ; Tout regorge de sève et de vie et de bruit, De rameaux verts, d'azur...
Voici en quels termes Marchangy (1782-1826) parle de cet usage en Normandie : Le père de famille, accompagné de ses fils et de ses serviteurs, va à l'endroit du logis où, l'année précédente, à la même époque, ils avaient mis en réserve les restes de la...
Je ne peux plus regarder ton visage Où te caches-tu La maison s’est évanouie parmi les nuages Et tu as quitté la dernière fenêtre Où tu m’apparaissais Reviens que vais-je devenir Tu me laisses seul et j’ai peur Rappelle-toi le temps où nous allions ensemble...
Quand l’abeille, au printemps, confiante et charmée, Sort de la ruche et prend son vol au sein des airs, Tout l’invite et lui rit sur sa route embaumée. L’églantier berce au vent ses boutons entr’ouverts ; La clochette des prés incline avec tendresse...
" Aimez-vous l'un l'autre , mais ne faites pas de l'amour une chaîne. Laissez le plutôt être une mer dansant entre les rivages de vos âmes. Emplissez chacun la coupe de l'autre, mais ne buvez pas à la même coupe. Donnez à l'autre de votre pain, mais ne...
"Avant de rejoindre son mari en Espagne, et après en être revenue, la mère du poète Victor Hugo habita avec ses trois enfants, à Paris, une vaste maison, l’ancien couvent des Feuillantines. Victor Hugo y passa donc de nombreuses années de son enfance...
L’hiver blanchit le dur chemin Tes jours aux méchants sont en proie. La bise mord ta douce main ; La haine souffle sur ta joie. La neige emplit le noir sillon. La lumière est diminuée… Ferme ta porte à l’aquilon ! Ferme ta vitre à la nuée ! Et puis laisse...
Fais comme l'oiseau Ça vit d'air pur et d'eau fraîche, un oiseau D'un peu de chasse et de pêche, un oiseau Mais jamais rien ne l'empêche, l'oiseau, d'aller plus haut Mais je suis seul dans l'univers J'ai peur du ciel et de l'hiver J'ai peur des fous et...
On m'a envoyé ce jeu qui m'a bien amusée pour moi ça a marché à 90% j'ai réussi à coincé le génie!! qui est bon joueur. Si vous avez 5mn vous pouvez jouer C' est simple: Pensez à n'importe quel personnage Entrez tout d’abord votre âge puis le « génie...
Il était un homme libre qui disait tenir debout dans le vent Comme elle belle la lune quand elle se lève rejoindre la rumeur du printemps Mon poème n'a pas de mot Il va au rythme du flot du sang qui coule sous ta peau Je prendrai des bouts de bois entre...
Année finissante, je te vois mourir sans regret. Tu ne fus qu’un échelon de ma vie, un degré de mon ascension. Je te bénis cependant, pour ce que tu m’as apporté de luttes et de pensées, D’efforts et de compréhensions. Je n’étais attaché à toi que dans...
Le cauchemar des deux mères... (Eugène Manuel 1823-1902) 1 J'ai vu, dans un rêve attristé, Deux chaumières presque pareilles, Et deux voix dans l'obscurité, Plaintives, qui frappaient mes oreilles. 2. Chaque maison était cachée Dans un de ces vallons...