Georges RODENBACH (1855-1898) Recueil : Le miroir du ciel natal La lampe dans la chambre ... La lampe dans la chambre est une rose blanche Qui s'ouvre tout à coup au jardin gris du soir ; Son reflet au plafond dilate un halo noir Et c'est assez pour croire...
Lire la suiteLe jardin mouillé La croisée est ouverte; il pleut Comme minutieusement, À petit bruit et peu à peu, Sur le jardin frais et dormant. Feuille à feuille, la pluie éveille L'arbre poudreux qu'elle verdit; Au mur, on dirait que la treille S'étire d'un geste...
Lire la suiteLa rose Imitation de Walter-Scott Aux derniers feux du jour, solitaire et pensive, J'errais sur le rivage, et mon oeil incertain Suivait au loin, des flots la course fugitive, Image du destin. Entre mes doigts distraits une rose pressée S'échappe, et...
Lire la suiteLa Chanson du feuillage Gabriel Monavon — La Muse des familles (1857) Je suis la riante couronne, Le voile frais et parfumé Dont le front des bois s’environne Aux rayons du soleil de mai. Je suis la verte chevelure Qui, sur les branchages mouvants, Se...
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Solitude Solitude, sais-tu pourquoi je t'aime ? Solitude, sais-tu pourquoi je t'attends ? Solitude, sais-tu pourquoi je t'espère ? Solitude, sais-tu pourquoi je t'ai apprise ? En toi, je trouve le refuge face au regard étranger, En toi, je trouve le silence...
Lire la suiteHistoire D'amour Impossible Mon Dieu qu'il est difficile de vivre au quotidien Garder le secret de ce bel amour lointain Mon cœur est partagé entre Bonheur et Chagrin Et ne peut ignorer qu'il est sans lendemain Personne ne peut imaginer l'Amour que j'ai...
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LE JARDIN PRECIEUX Les pourpres hortensias timides en leur coin écoutaient les clochettes à l'entrée du jardin Les galants gardénias dans leurs suaves pourpoints entendaient le doux cri des arbres enfantins Les charmants géraniums agiles et mutins se...
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À une robe rose. Émaux et Camées (1852). À une robe rose. Que tu me plais dans cette robe Qui te déshabille si bien, Faisant jaillir ta gorge en globe, Montrant tout nu ton bras païen ! Frêle comme une aile d'abeille, Frais comme un coeur de rose-thé,...
Lire la suiteJe méditais; soudain le jardin se révèle Et frappe d'un seul jet mon ardente prunelle. Je le regarde avec un plaisir éclaté; Rire, fraîcheur, candeur, idylle de l'été! Tout m'émeut, tout me plaît, une extase me noie, J'avance et je m'arrête; il semble...
Lire la suiteNUIT SEREINE Le soleil se consume sur l’horizon jaunâtre, rejetant pour un temps la nuit de velours noir. Un vol de sansonnets, en rondes infernales, dessine sur le ciel des arabesques folles. Hallucinant ballet, errance vaine, à contre jour. Le crépuscule...
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