Préparer une grande casserole, Couper les mots de colère, garder ceux qui sont adoucissants, équilibrants et apaisants, Brosser, peler et laver égoïsme, Hâcher les conflits et la froideur, Enlever la peau de la contrariété et celle des ressentiments avant...
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Gentils oiseaux, venez à ma fenêtre, Ce blanc duvet est pour vos petits nids ; Je sens aussi que le printemps va naître, Mon cœur ému s'épanche au sein des nuits. Les fleurs déjà dégagent leurs corolles, Leur corset vert ne craint plus les autans ; Voici...
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"Voici venir Pâques fleuries, Et devant les confiseries Les petits vagabonds s'arrêtent, envieux. Ils lèchent leurs lèvres de rose Tout en contemplant quelque chose Qui met de la flamme à leurs yeux. Leurs regards avides attaquent Les magnifiques œufs...
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Comme un diable au fond de sa boîte, le bourgeon s'est tenu caché... mais dans sa prison trop étroite il baille et voudrait respirer. Il entend des chants, des bruits d'ailes, il a soif de grand jour et d'air... il voudrait savoir les nouvelles, il fait...
Lire la suiteTout est lumière, tout est joie. L’araignée au pied diligent Attache aux tulipes de soie Ses rondes dentelles d’argent. La frissonnante libellule Mire les globes de ses yeux Dans l’étang splendide où pullule Tout un monde mystérieux. La rose semble, rajeunie,...
Lire la suiteTout parle ; l'air qui passe et l'alcyon qui vogue, Le brin d'herbe, la fleur, le germe, l'élément. T'imaginais-tu donc l'univers autrement ? Crois-tu que Dieu, par qui la forme sort du nombre, Aurait fait à jamais sonner la forêt sombre, L'orage, le...
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De quel droit mettez-vous des oiseaux dans des cages ? De quel droit ôtez-vous ces chanteurs aux bocages, Aux sources, à l'aurore, à la nuée, aux vents ? De quel droit volez-vous la vie à ces vivants ? Homme, crois-tu que Dieu, ce père, fasse naître L'aile...
Lire la suiteTitre : Le printemps Poète : Auguste Angellier (1848-1911) Recueil : Le chemin des saisons (1903). Les bourgeons verts, les bourgeons blancs Percent déjà le bout des branches, Et, près des ruisseaux, des étangs Aux bords parsemés de pervenches, Teintent...
Lire la suiteCar le mot, qu'on le sache, est un être vivant.La main du songeur vibre et tremble en l'écrivant;La plume, qui d'une aile allongeait l'envergure,Frémit sur le papier quand sort cette figure,Le mot, le terme, type on ne sait d'où venu,Face de l'invisible,...
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Ah ! vous dirais-je Maman A quoi nous passons le temps Avec mon cousin Eugène ? Sachez que ce phénomène Nous a inventé un jeu Auquel nous jouons tous les deux. Il m'emmène dans le bois Et me dit: "déshabille-toi " . Quand je suis nue tout entière, Il...
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